Depuis l’établissement de la Réforme à Royan le culte a été célébré dans la ville. Après la destruction de la ville sur l’ordre de Louis XIII en 1623 les protestants durent se rendre pour le culte à Vaux sur mer. Le pasteur résidait alors au Châtelard.

Alors commence le temps du « Désert » c’est à dire celui de la clandestinité. En Saintonge cette période qui dure jusqu’en 1789 (déclaration des droits de l’Homme et du citoyen) se partage en plusieurs temps où la répression alterne avec une tolérance plus ou moins grande.

Les protestants se réunissent en cachette la nuit dans les lieux écartés loin des zones habitées. Les pasteurs, rares et dont la tête est mise à prix, font de larges tournées où ils célèbrent le culte, donnent la communion, administrent le baptême et bénissent les mariages.

En 1755, (70 ans après la révocation de l’édit de tolérance signé à Nantes) le pasteur Jean-Louis GIBERT convainc les protestants de Saintonge d’ouvrir une trentaine de maisons d’oraison, des granges spécialement construites ou aménagées pour le culte. Dans les mois qui suivent, après quelques hésitations du pouvoir la répression s’abat, les maisons sont fermées ou démolies, le pasteur Gilbert est brûlé en effigie à La Rochelle. Mais très progressivement l’usage s’établit de laisser les protestants célébrer leurs offices dans ces lieux situés à l’écart des bourgs et des voies de communication, et qui n’ont aucun signe distinctifs à l’extérieur. En 1828, l’ancienne grange est remplacée sur le même lieu par l’édifice actuel.

Le temple de Maine-Goeffroy est une de ces maisons d’oraison; c’est la seule qui subsiste aujourd’hui en Saintonge. La nature du bâtiment est indiquée aujourd’hui par la plaque apposée au linteau de la porte « Maison de Prière ». A l’intérieur de cette construction dans le style du XVIIIème siècle l’attention est attirée par trois colonnes de pierre au milieu de l’édifice. Assurément elles soutiennent la maîtresse poutre de la charpente. Mais leur disposition qui n’est pas indispensable techniquement, intrigue. On dirait qu’elles ont été placée la où elles sont comme témoins. S’agirait-il de vestiges de l’ancien temple détruit sur l’ordre de Louis 70 ans auparavant?

Jusqu’en 1784 les protestants se rendent à Maine-Goeffroy pour le culte; cette année-là ils obtiennent du synode provincial la permission de construire à leurs frais une maison d’oraison au chef-lieu où ils constituent la majorité de la population. Le Synode les oblige à continuer à faire une seule communauté avec les fidèles de Maine-Goeffroy. Pendant la période révolutionnaire les temples sont fermés. Napoléon réorganise les cultes en 1803 et accorde un poste de pasteur à la résidence de Royan.

En 1828 le temple de Maine-Goeffroy qui a besoin de réparations fait l’objet d’une restauration. Le culte dominical y est célébré tout au long du siècle.

En 1905 après la séparation des Églises et de l’État l’association culturelle de l’Église réformée de Royan devient affectataire et commune propriétaire.

En 1945 après la destruction de la ville, le temple de Maine-Goeffroy redevient un lieu de rencontre pour les protestants de Royan. Mais après la construction du « centre protestant » et du nouveau temple le culte dominical cesse peu à peu d’être célébré à Maine-Goeffroy. Le temple n’est plus guère utilisé que pour les services funèbres, le cimetière protestant de Maine-Goeffroy étant situé à une centaine de mètres.

L’effort entrepris depuis 1996 pour arracher ce temple au délabrement et à l’oubli, rendre aux habitant une partie de leur mémoire et refaire de ce lieu une MAISON d’ORAISON, c’est à dire de PRIÈRE est en passe d’aboutir. Depuis le 1er Janvier 2002, en effet, l’Église Protestante Baptiste de Royan se réunit dans ce bâtiment pour ses cultes et autres réunions.


Le couple pastoral

Yann Bourdin

Béatrice Bourdin



C’est à La Rochelle, en 1998, que Yann a rencontré celle qui allait partager sa vie et servir ensemble dans la même direction; aider les chrétiens à entrer dans une maturité spirituelle et devenir à leur tour des parents spirituels.

Leur vision est de former ceux et celles qui veulent devenir des parents spirituels à entrer dans leur appel et à apprendre à marcher par l’Esprit.

Ils ont tous les deux soif de la présence de Dieu. Vivre sa présence, expérimenter sa puissance et désirer plus que tout l’intimité d’une vie consacrée et entièrement dévouée au Seigneur… pour vivre le Royaume ici et maintenant !